Constance Le Gonidec a bénéficié de publications en "rédactionnel", grâce à l'intérêt que son travail a suscité auprès des médias spécialisés dans la mode et le mariage. Ce sont les journalistes qui ont choisi de parler des créations de Constance et de publier ses modèles. Les publications de presse rédactionnelles sont une véritable reconnaissance. Bon nombre de talents passent à côté d'une valorisation médiatique et les revues de presse ne suffisent pas à donner l'étendue d'un cursus professionnel. Quoiqu'il en soit, c'est toujours un plaisir non dissimulé que de voir son travail apprécié et reconnu. Que soient remerciés ces journalistes sensibles à la beauté et qui la diffusent.

Les journalistes qui ont choisi de parler de Constance Le Gonidec

MARIE-CLAIRE, mars-avril 1999

Illustration principale de MARIE-CLAIRE, mars-avril 1999 Illustration de l'article paru dans MARIE-CLAIRE, mars-avril 1999
Portrait
Le sens de la mesure

Constance Le Gonidec veut se faire un nom dans la mode. Elle s'est spécialisée, pour le moment, dans le sur-mesure pour celles qui sont un peu rondes !
Un exercice qu'elle réussit avec talent.

Nantie de son BTS en création textile, Constance gagne, lors du concours Jeunes Talents, le droit d'ouvrir un stand au salon Indigo. Les professionnels parviennent à la convaincre d'emprunter aux banques pour suivre la formation Esmod. Dans sa minuscule chambre de bonne, la provinciale étouffe et refuse de comprimer les vastes atours dont elle souhaite parer ses mannequins de bois. Elle rentre dans son Nord natal pour s'initier à l'infographie, la création et la coloration assistées par ordinateur. D'une seule pression de souris, les délires de l'artiste s'affichent et se modifient à l'écran. Puis, Constance repart à Paris, dessine et lance des vêtements pour les collections éphémères du Sentier.

Mais la stakhanoviste des ciseaux constate que Paris, décidément, se passera bien d'elle, d'autant qu'à Roubaix le syndicat de la Maille vient de lancer une formation informatique hautement spécialisée qui travaille sur la morphologie. Pour qu'un vêtement tombe bien, il faut le concevoir avec la rigueur technique d'un architecte, comprendre le cours d'une encolure, l'écartement des seins, l'évolution d'un tour de taille. Constance sera engagée chez Daxon. Là, elle conçoit des vêtements pour les femmes fortes et les femmes mûres. Elle ne va plus cesser de viser ces deux cibles lorsqu'elle osera se lancer, seule, dans la voie très hasardeuse du sur-mesure. «Je veux déculpabiliser les trop rondes, persuadées d'être mal bâties alors qu'elles ont acheté trop vite des vêtements mal  coupés à des vendeuses distraites qui méprisaient la générosité de leurs formes. «Je veux remettre la silhouette des femmes mûres, en valeur. Le prêt-à-porter oublie que la poitrine, avec l'âge, s'abaisse et que les fesses s'affaissent. On ne doit pas accepter, sous prétexte que les années ont passé, les fausses tailles, les pinces qui tiraillent et le chic qui déraille...» Avec l'une comme avec l'autre, Constance Le Gonidec engage le dialogue, argumente sans vexer, feuillette les revues, note les goûts et les rejets, puis crayonne. Car sa haute technicité ne veut pas oblitérer sa créativité. Si une couturière en chambre monte docilement le patron choisi à la mercerie, la styliste souhaite ajouter à une coupe irréprochable le brin d'originalité qui signe l'exclusivité, la touche de finition qui griffe la bonne maison. Elle prend alors les mesures avec la minutie maniaque de l'arpenteur puis reporte sur la feuille blanche le croquis millimétré de ses élucubrations vestimentaires.

Alors, comme chez les grands couturiers, elle assemble la toile pour un premier essayage et l'ajuste au corps, avant de tailler dans l'étoffe. Deuxième essayage avant de doubler, fignoler, ourler, broder, passe-poiler... Les finitions sont sans fin, sans jamais compter ces infinis petits points qui ponctuent la belle ouvrage. Trois semaines plus tard, l'essayage final atteste du vêtement terminé, prêt-à-porter en exclusivité, à la gloire de la morphologie singulière de son seul et unique destinataire. Alors, bien sûr, si l'on visite le petit atelier perdu aux confins d'une banlieue lilloise, on ne voit rien des merveilles aussitôt dérobées par leurs heureuses commanditaires, tout juste quelques gilets oubliés, d'anciennes robes de Constance ou quelques parures rescapées des défilés auxquels la couturière s'astreint dans l'impérieuse nécessité de révéler ses talents. La coupe est bonne, les étoffes ne la méritent pas car le budget interdit encore à la jeune femme la somptuosité des tissus haute couture. A l'instar des hommes élégants qui n'ont jamais cessé de commander chez leur tailleur un costume sur mesure, quelques femmes avisées s'empressent de rencontrer Constance Le Gonidec, et de choisir avec elle et à leur mode un ensemble (2000F), une tenue de cocktail (l500F) ou la robe de mariée de leur fille (entre 3000 F et 6000F). Car Constance, consciente de n'être pas encore assez connue pour vraiment gagner sa vie, établit des petits devis. Dure rançon de la pièce unique vendue au prix du prêt-à-porter. Jolie vocation de mettre le luxe de la couture à la mesure de nos budgets.

Juliette Dubar

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